La sécurité sociale n’est pas un jeu... Mais on y gagne à tous les coups !

La sécurité sociale en danger

La sécurité sociale représente une part importante des dépenses globales de l’Etat. Et celui-ci a de plus en plus tendance à essayer de réduire les budgets pour faire face à ses difficultés budgétaires.

Au fil des ans, il a réduit sa participation directe au financement de la sécurité sociale ou réduit directement certains budgets principalement dans le secteur des soins de santé, le secteur qui est le plus important.

Résultat : les indemnités versées représentent une part de moins en moins grande du revenu qu’elles sont supposées remplacer. Cette part est ce que l’on appelle le taux de remplacement.

Les vigoureuses campagnes menées pour rétablir la liaison des allocations sociales au coût de la vie (la "liaison au bien-être") ont permis d’améliorer un peu la situation.

Mais depuis, les mesures prises en matière de chômage (dégressivité des allocations, limitations dans le temps des allocations d’insertion, saut d’index) ont contribué à détériorer la situation des allocataires sociaux en général et des chômeurs en particulier.

En  Belgique, le seuil (de risque) de pauvreté se situe pour un isolé à 1.085 € par mois. 15% des Belges ont des revenus en-dessous de ce seuil. Pourtant, sans la sécurité sociale, ils seraient 27% !

Cependant, devenir bénéficiaire d’une allocation sociale de remplacement devient de plus en plus souvent synonyme de précarité.

On peut voir dans le baromètre interfédéral de la pauvreté (http://barometer.mi-is.be/fr/infopage/le-taux-de-risque-de-pauvret%C3%A9-de-la-population-belge) que l’allocation de chômage moyenne d’un isolé représente 88% du montant correspondant au seuil de pauvreté.