La sécurité sociale n’est pas un jeu... Mais on y gagne à tous les coups !

Les risques de privatisation

Le volume d’argent que brasse la sécurité sociale attise les convoitises du secteur privé. Certains secteurs, comme la santé ou les pensions, sont particulièrement attractifs et font déjà l’objet d’une privatisation partielle.

En matière de santé, par exemple, le secteur privé s’intéresse de près à l’accueil des personnes âgées (secteur régionalisé) en exploitant des maisons de repos par ailleurs subsidiées par le secteur public.

Les pensions complémentaires alimentent déjà le secteur des assurances qui aimerait les développer davantage au détriment de la pension légale.

Le risque est que la solidarité joue de moins en moins et que les services orientés vers la rentabilité ne soient plus accessibles qu’aux plus fortunés.

Aux Etats-Unis, où la santé et les pensions sont très largement privatisées, des millions de personnes n’ont aucune couverture santé.

Des travailleurs dont la pension est liée à un fonds d’entreprise, peuvent se retrouver sans aucune pension en cas de faillite ou, pire, de faillite frauduleuse. De plus les pensions placées dans des fonds de pension qui font des placements à risque pour augmenter leur rendement sont soumises aux risques de ces placements et donc aux pertes en cas de krach boursier.

Des travailleurs qui perdent leur emploi peuvent aussi y perdre leur couverture santé.