La sécurité sociale n’est pas un jeu... Mais on y gagne à tous les coups !

Un système de financement trop étroit

Le financement de la sécurité sociale est encore essentiellement basé sur des cotisations prélevées sur les salaires, alors que celle-ci finance bien plus que des revenus de remplacement aux seuls travailleurs salariés. Pensons aux mesures d’emploi comme le crédit-temps ou des services accessibles à tout citoyen dont les soins de santé. De plus, des réductions des cotisations patronales mettent sous pression le budget de la sécurité sociale.

Par conséquent, la Sécu est de manière récurrente confrontée à des déficits, malgré d'autres sources de financement (le financement alternatif  qui repose sur l’affectation d’une partie des recettes de TVA).

De plus, ce type de financement rend la sécu très dépendante de la conjoncture économique. En période de crise, il y a moins de rentrées en raison de la hausse du chômage et plus de dépenses en prestations pour la même raison.

Il faudrait élargir la base de financement de la Sécu pour y faire contribuer d’autres revenus que ceux du travail. L’instauration d’une "Cotisation sociale généralisée" (CSG) pourrait y contribuer. Cette CSG pèserait non seulement sur les revenus du travail, mais aussi sur les revenus du capital, les bénéfices des entreprises, les revenus de l’immobilier, la fortune. Elle serait progressive (avec une tranche exonérée pour les bas revenus et les revenus de remplacement) de sorte que les travailleurs jusqu’à un certain niveau de rémunération ne paieraient pas plus qu’actuellement.