La sécurité sociale n’est pas un jeu... Mais on y gagne à tous les coups !

Mesures pénalisantes

 

Depuis 2014, le gouvernement Michel a pris une série de mesures en matière de sécurité sociale et de chômage en particulier qui affaiblissent le système et réduisent la protection sociale. Ces mesures remettent en cause le principe d’assurance sociale qui repose sur la couverture des risques sociaux.

Il faut dire que le mouvement avait déjà été amorcé sous le précédent gouvernement avec, par exemples, la dégressivité des allocations de chômage et la limitation dans le temps des allocations d’insertion.

Il s’agit parfois de réduction du montant de l’allocation ou du renforcement des conditions pour y avoir accès, ou encore le conditionnement du droit à l’adhésion à un "contrat" fixant certaines obligations.

Quelques exemples de ces modifications réglementaires pénalisent les chômeurs :

  • saut d’index pour toutes les allocations sociales, même les plus basses;
  • suppression du complément d’ancienneté pour les (nouveaux) chômeurs âgés;
  • réduction du montant de l’allocation de chômage temporaire;
  • limitation de la dispense pour les aidants proches ;
  • calcul moins avantageux de l’allocation de garantie de revenus (AGR) pour les travailleurs à temps partiel involontaires et réduction de moitié de l’allocation dès 2018;
  • renforcement des sanctions administratives;
  • fin du droit aux allocations d’insertion des jeunes qui ont terminé leurs études à plus de 24 ans et des jeunes qui sortent des études avant 21 ans, sans diplôme suffisant;
  • pour le Régime de Chômage avec Complément d’entreprise" ou RCC :
    • durcissement des conditions d’accès
    • disponibilité adaptée jusqu’à l’âge de 65 ans