La sécurité sociale n’est pas un jeu... Mais on y gagne à tous les coups !

Alternatives

Au lieu de vouloir réduire le coût des pensions, il faudrait au contraire augmenter les budgets parce que les pensions belges sont parmi les plus basses d’Europe et que le risque de pauvreté des pensionnés est plus élevé que dans les pays voisins (rapport du comité d’étude sur le vieillissement) : 1 pensionné sur 5 vit sous le seuil de pauvreté.

La pension moyenne des salariés n’est que de  823€ (936 € H/ 688€ F). Pour être décente, une pension devrait atteindre le montant du salaire minimum à savoir 1.500 € brut/mois.

 

Difficile d'atteindre une carrière de 45 ans…

Il est frappant de constater que de nombreux travailleurs n’arrivent pas à totaliser une carrière de 45 ans. De plus, il faut savoir que ces années de carrière comprennent aussi les périodes assimilées.

Considérant la répartition des périodes assimilées, on voit immédiatement l’impact d’une éventuelle limitation de ces périodes :

 

C'est chez les travailleurs à bas salaires que se retrouvent principalement les assimilations.

De toutes les périodes assimilées, les périodes de chômage et de crédit-temps sont les plus importantes. Ce sont précisément ces périodes que la droite veut limiter.

D’autres choix sont possibles

Pour augmenter les moyens de la sécurité sociale, d'autres solutions sont envisageables :

  • La création d’emplois :
    • Par des politiques de relance et d’investissements dans l’économie locale et les secteurs stratégiques ;
    • Par le conditionnement des réductions de cotisations et des cadeaux fiscaux à la création d’emplois ;
    • Par l’utilisation des réserves du 2e pilier pour la création d’emplois locaux ;
    • Par la réduction collective du temps de travail avec embauches compensatoires et maintien de salaire ;
  • L'Augmentation des salaires ce qui entraînerait une augmentation des recettes résultant des cotisations sociales sur des salaires plus hauts.
  • Une autre politique fiscale, avec :
    • Une application plus restrictive de la déduction fiscale du 3ème pilier jusqu’à son démantèlement total pour améliorer la pension légale ;
    • Une contribution renforcée des revenus autres que ceux du travail (18% des dividendes nets = 1% du PIB) : taxation à 25% sur l’ensemble des revenus du capital (plus-values, revenus mobiliers) = recettes de  4 milliards € ;
    • Une lutte efficace contre la fraude. Pour rappel, l’étude du DULBéA de 2010  avait estimé l’ampleur de la perte de recettes due à la fraude à 20 milliards €  (conseil supérieur des finances 2014).

Ce que veut la FGTB :

  • Augmenter les pensions légales de 25%, ce qui donne une augmentation de 205 € brut/mois pour une pension moyenne.
  • La liaison intégrale et automatique au bien-être.
  • Le rattrapage des pensions les plus basses et les plus anciennes.
  • Une pension moyenne égale au salaire minimum.

Nos propositions coûteraient au total 3,5 milliards d’euros/an.

C’est un choix de société ! C'est une question de partage de la richesse nationale.