La sécurité sociale n’est pas un jeu... Mais on y gagne à tous les coups !

Le chômage

Et si je perds  mon job ?

Je ne reste pas sans le sou…

Les emplois garantis à vie, ça n’existe plus. Les entreprises vivent et meurent. Les emplois aussi. Faillites, restructurations et licenciements collectifs sont aujourd’hui fréquents. Les emplois se font rares. Retrouver un job peut prendre du temps. Heureusement, l’assurance chômage fournit un revenu modeste de remplacement.

Pourtant, malgré la pénurie d’emplois, le chômeur est pointé du doigt et l’assurance chômage est de plus en plus remise en question.

Si vous perdez votre emploi, la sécurité sociale ne vous laisse pas sans le sou. L’Office National de l’Emploi (ONEm) est la branche qui s’occupe des indemnités de chômage. Il vous fournit un revenu de remplacement.

Le paiement  des allocations  de chômage est confié aux syndicats (FGTB, CSC et CGSLB). Ce sont eux (en tout cas les deux premiers) qui ont organisé le système d’assurance contre le chômage sur base de cotisations volontaires et ce, dès la naissance du mouvement ouvrier à la fin du XIXe siècle.

Après la Guerre de 14-18, les caisses de chômage seront subsidiées par l’Etat. Puis, avec le Pacte social de 1944, l’assurance chômage va devenir obligatoire, mais sa gestion restera essentiellement confiée aux partenaires sociaux, même s’il existe une caisse publique : la CAPAC.

Les caisses de chômage ne font pas que payer les indemnités de chômage aux travailleurs sans emploi :

  • elles paient les indemnités de chômage temporaire en cas de chômage économique ou technique de travailleurs à l’emploi;
  • elles  paient la partie "chômage" des travailleurs en Régime de Chômage avec Complément d’entreprise (RCC ex-prépensions);
  • elles paient une Allocation de garantie de revenus (AGR) lorsque le travailleur travaille à temps partiel;
  • elles paient l’Indemnité en Compensation de Licenciement (ICL), l’indemnité de reclassement (CPE), les allocations d’insertion aux jeunes.