La sécurité sociale n’est pas un jeu... Mais on y gagne à tous les coups !

Les 7 branches de la sécurité sociale

En ce qui concerne les salariés, la sécurité sociale est subdivisée en sept branches en fonction des risques couverts ou du complément de revenu concerné :

  1. Les allocations familiales (communautarisées ou régionalisées avec la 6e réforme de l’Etat, mais gérées pendant la période transitoire côté francophone par l’organisme fédéral Famifed).
  2. L’assurance maladie qui couvre les dépenses de soins de santé et la perte de revenu pour raison de santé (gérée par l’INAMI – Institut national de Maladie-Invalidité). Le paiement des indemnités et le remboursement des soins de santé sont sous-traités pour l’essentiel aux mutualités.
  3. L’Office national des vacances annuelles (ONVA), qui est responsable du calcul de la durée des vacances et du montant du pécule de vacances des ouvriers et de certains artistes, ainsi que du paiement, direct ou indirect, du pécule.
  4. Le Fonds des Accidents du Travail (FAT), qui veille au respect des droits des victimes des accidents sur le chemin et au travail.
  5. Le fonds des maladies professionnelles (FMP), qui s'occupe de la prévention des maladies professionnelles et de l’indemnisation des dommages provoqués par ces maladies.
  6. L’assurance chômage (gérée par l’Office national de l’Emploi - ONEm). Le paiement des indemnités de chômage est sous-traité pour l’essentiel aux syndicats.
  7. Les pensions (géré par l’Office national des Pensions, bientôt le Service Fédéral des Pensions, suite à la fusion avec le service pension de la fonction publique).

Notons que le Fonds des Accidents du travail et le Fonds des maladies professionnelles fusionneront en 2017.

La gestion de tous ces organismes est pilotée par des comités de gestion paritaires où siègent des représentants des travailleurs via leur syndicat et des représentants des employeurs. Cette gestion paritaire est issue de l’origine de la sécurité sociale, c’est-à-dire du pacte social qui prévoyait qu’une partie du salaire gagné soit investi dans une protection sociale des travailleurs.